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25.05.2007
LA COURSE HANDICAP DE PANTANI A OROPA
Le Giro 2007 est entré dans sa phase cruciale avec la haute montagne. Après le col d’Agnello et l’Izoard, hier, la montée d’Oropa se présente aujourd’hui, il s’agit d’un contre la montre individuel, en attendant les terribles pentes des Tre cime di Lavaredo et du Zoncolan, durant la troisième semaine, la plus dure. La montée d’Oropa, 13 km très raides, puisque l’on passe de 485m à 1135m au sommet où s’élève un sanctuaire rappelle l’un des plus beaux exploits de Marco Pantani. C’était le 30 mai 1999, durant la 15e étape, Racconigi-Oropa. Souvenez-vous, Laurent Jalabert avait porté le maillot rose, Richard Virenque renaissait à Rapallo et le Pirate se préparait à une dernière estocade sur la montée finale lorsqu’il fut victime d’un saut de chaîne. Le temps de réparer et une cinquantaine de coureurs l’avaient dépassé. Il avait perdu près d’une minute dans ce regrettable incident. C’est alors que l’on assista à une course handicap du Pirate restée dans toutes les mémoires. Un exploit d’une rare intensité sur les pentes d’Oropa qui a même inspiré un journaliste, Fabio Marzaglia, pour chanter cette envolée dans un joli livre : « Appena sotto il cielo ». (Juste sous le Ciel). Marco survolté dépassait l’un après l’autre tous les coureurs qui l’avaient doublé. Pourtant, devant, Jalabert, Gotti et Miceli tentaient de profiter de l’aubaine. Maintenant Pantani rejoint Chepe Gonzalez, puis Paolo Savoldelli, Gilberto Simoni (tous les deux sont encore dans le Giro en 2007 !) Daniele De Paoli, Daniel Clavero. Le Pirate fonce, il enthousiasme les tifosi, les journalistes s’enflamment. Marco Pastonesi, l’une des plumes de la Gazzetta dello sport, écrit : « Son démarrage est un battement de cœur, un cri, un bras tendu, une main ouverte, tout à a fois une grande respiration et un soupir, une blessure qui s’ouvre, une bouche qui se ferme, une chronique épique… » Le Pirate rejoint Nicola Miceli, Laurent Jalabert, la voie est libre. Il est seul en tête désormais. « Sur la fin, confie son directeur sportif Giuseppe Martinelli, j’ai réussi à l’approcher avec la voiture mais jamais je n’ai pu lui préciser que devant il n’y avait plus personne, seulement la victoire… » Hélas, à Madonna di Campiglio, le Pirate rejoignait un autre adversaire, le plus redoutable de tous, le doping, révélé par un taux hématocrite de 52%. A partir de ce jour Marco-le- divin entra définitivement en enfer.
10:28 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Commentaires
MAGNIFIQUE CET ARTICLE SUR MARCO !
merci pour lui.
Ecrit par : deshairs | 29.05.2007
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