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<title>Flash Back</title>
<description>Jean-Paul Vespini, notre &amp;quot; Paulo la science &amp;quot;</description>
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<lastBuildDate>Thu, 31 Jul 2008 16:02:50 +0200</lastBuildDate>
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<copyright>All Rights Reserved</copyright>
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<title>L'ENCOMBRANT COLIS DE SAINT-ÉTIENNE</title>
<link>http://flashback.blogs.velomagazine.fr/archive/2008/07/31/l-encombrant-colis-de-saint-etienne.html</link>
<author>noreply@blogs.velomagazine.fr (flashback)</author>
<pubDate>Thu, 31 Jul 2008 16:00:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;Ca y est : Carlos Sastre a remporté le Tour et, pour la troisième fois consécutive (après Oscar Pereiro et Alberto Contador), donné la victoire à l’Espagne. On se souvient que ce fut en 1959, qu’un Espagnol inscrivit son nom sur les tablettes du Tour pour la première fois. Il s‘agissait de Federico Bahamontès, dont on a peut-être oublié qu’il avait principalement construit sa victoire dans un ... contre la montre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un chrono en côte, il est vrai, puisqu’il s’agissait de gravir le Puy de Dôme ! Là, le petit Espagnol remporta l’étape en escaladant les 12,500km du volcan auvergnais en 36’ 15, à la moyenne de 20, 689 km/heure. Il devançait son grand adversaire sur ce terrain, le Luxembourgeois Charly Gaul (à 1’26) et dans l’ordre Henry Anglade (à 3’), Roger Rivière (à 3’37) et Jacques Anquetil (à 3’44). Ce fut un Tour où Rivière et Anquetil se neutralisèrent dans leur adversité fratricide, où Bobet quitta la course au sommet de l’Iseran, où Robic fut éliminé à Chalon-sur-Saône. Bahamontès remportait son Tour au nez et à la barbe d‘une pleïade de favoris !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt; Cette année là, les organisateurs avaient réuni les soigneurs durant plus de deux heures pour évoquer le…doping. Et savez-vous pourquoi ? Parce qu’un colis (hé oui !) avait été intercepté par les douaniers à la frontière franco-suisse, destiné à Charly Gaul et contenant des munitions pharmaceutiques pour tout un régiment !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt; Ce jour là, Jacques Goddet, le directeur du Tour, adressa une lettre à l’UCI pour demander des contrôles et une législation afin de réglementer la profession de soigneur…&lt;/p&gt;
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<title>VAN IMPE GAGNE LE TOUR DANS PEYRESOURDE</title>
<link>http://flashback.blogs.velomagazine.fr/archive/2007/07/22/van-impe-gagne-le-tour-dans-peyresourde.html</link>
<author>noreply@blogs.velomagazine.fr (flashback)</author>
<pubDate>Sun, 22 Jul 2007 21:43:48 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;Au départ de l’étape St Gaudens- St Lary-Soulan (Pla d’Adet) du Tour 1976, Raymond Delisle (Peugeot) portait le maillot jaune, avec 2’41 secondes d’avance sur le petit Belge Lucien Van Impe (Gitane). Le soir, Delisle avait perdu définitivement le Tour et Van Impe voyait la vie en jaune. Que s’était-il passé ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La course empruntait les cols de Menté, où Thévenet (Peugeot) sera le premier à craquer, du Portillon, de Peyresourde avant l’ascension vers Pla d’Adet. C’est dans le Portillon que Lucien Van Impe plaça sa première attaque alors qu’un groupe de coureurs pas dangereux au classement général caracolait déjà en tête dont Ocana (Super Ser) et Riccomi (Scic). Au sommet du Portillon le ouistiti passa avec –déjà- une minute et demie d’avance sur Delisle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au terme d’un bel effort Van Impe rejoignit le groupe des échappés dès les premières rampes du col de Peyresourde. Là, il bénéficia de l’aide de Luis Ocana, déchaîné et de Riccomi derniers rescapés de l’échappée matinale. Derrière, seul Zoetemelk (Gan) tentait de limiter la casse mais Van Impe devant était trop fort. Dans la dernière montée, celle vers St Lary, Van Impe lâcha Ocana et Riccomi et s’imposa en endossant le maillot jaune qu’il ne quittera plus jusqu’à Paris. Zoetemelk (Gan) prendra la deuxième place à 3’ 12. Mais derrière c’était la Berezina : Poulidor (Gan) était à 10 minutes, Delisle à 12, Thevenet à 13 minutes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Van Impe remportait ainsi ce Tour 1976 après un coup de maître de son directeur sportif Cyrille Guimard qui lui avait fait abandonner le maillot jaune après les Alpes, au profit de Delisle, avant de lui donner l’estocade dans l’étape de St Lary. Delisle en pleure encore !&lt;/p&gt;
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<title>LA DÉMONSTRATION DE JALABERT AU PLATEAU DE BEILLE</title>
<link>http://flashback.blogs.velomagazine.fr/archive/2007/07/21/la-demonstration-de-jalabert-au-plateau-de-beille.html</link>
<author>noreply@blogs.velomagazine.fr (flashback)</author>
<pubDate>Fri, 20 Jul 2007 22:00:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;Le plateau de Beille, que les coureurs du Tour 2007 graviront en partant de Mazamet, la ville de Laurent Jalabert, est une bonne occasion pour évoquer le morceau de bravoure qu’il offrit aux suiveurs le vendredi 19 juillet 2002. L’étape partait de&amp;nbsp; Lannemezan et empruntait plusieurs cols dont le premier, le col de Menté. C’est là que Laurent Jalabert (CSC) planta plusieurs banderilles, si bien lancées que même Richard Virenque (Domo-Farm frites), qui revenait sur la Grande Boucle après son exclusion l’année précédente, n’avait pas réussi à le suivre. Jalabert rejoignait Christophe Oriol (AG2R Prévoyance) au sommet du col de Portet d’Aspet, et recevait l’aide de Laurent Dufaux (Alessio) et Isidro Nozal (Once). Ce trio possédait 2’ 40 sur le groupe maillot jaune emmené par Lance Amstrong (US Postal).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les trois passèrent ensemble le col de la Core puis le difficile col de Port. En tête Laurent Jalabert, qui partait ainsi à la conquête du maillot à pois, effectuait un travail&amp;nbsp; remarquable. Mais bientôt l’US Postal alluma&amp;nbsp; les gaz et l’avance du trio se mit à fondre&amp;nbsp; comme neige au soleil : 3’ 40 à 20 km de l’arrivée, puis 2’ 50 au pied de la dernière ascension celle du plateau de Beille. « Jaja » se retrouva alors seul en tête, ayant distancé ses compagnons de fugue et tenta de résister au retour de Lance Armstrong qui le rejoignit à 9 km du sommet. Laurent Jalabert avait parcouru 143 km d’échappée sous les encouragements du public, qui l’incitait à ne pas raccrocher, puisqu’il avait annoncé qu’il disputait là son dernier Tour. Quant à Armstrong il remportait facilement l’étape, après sa victoire à la Mongie, la veille... où Laurent Jalabert avait été rejoint à seulement 3500m du sommet, après 120km d’échappée. L’Équipe titrait : « En vrais géants de la route.»&lt;/p&gt;
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<title>Le maillot jaune  de Bobet à Briançon</title>
<link>http://flashback.blogs.velomagazine.fr/archive/2007/07/17/le-maillot-jaune-de-bobet-a-briancon.html</link>
<author>noreply@blogs.velomagazine.fr (flashback)</author>
<pubDate>Tue, 17 Jul 2007 12:37:26 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;A trois reprises (en 1950, 53 et 54) Louison Bobet s’est imposé à Briançon, ville étape traditionnelle du Tour dans les éditions d’après guerre, que les coureurs du Tour 2007, partis de Val d’Isère,&amp;nbsp; atteindront après avoir franchi le col de l’Iseran, le col du Télégraphe et le col du Galibier. De ces trois victoires la plus belle est certainement celle acquise en 1953, l’année où Louison Bobet allait remporter son premier Tour. Ce fut une splendide démonstration de force qui trouva son apogée dans la plus belle des récompenses : à Briançon Bobet endossait le maillot jaune et s’annonçait comme le grand vainqueur. A la différence du Tour 2007, les coureurs ne franchissaient pas le Galibier pour plonger vers Briançon mais, venant de Gap, ils escaladaient le col de Vars et d’Izoard.&amp;nbsp; La course avait démarré sur les chapeaux de roue avec une échappée de trois coureurs, Quennehen et Dacquay (tous les deux de l’équipe Nord-Est Centre) et Delleda (équipe de France) qui allait bientôt servir de rampe de lancement à Louison Bobet.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le trio comptait plus de&amp;nbsp; 9 minutes d’avance sur le peloton au pied du col de Vars. Dans la descente du col, Louison Bobet se permit de rejoindre le trio échappée et demanda à son équipier Delleda de mener le train dans la vallée du Guil avant d’atteindre les premières rampes de l’Izoard. C’est là que le Breton s’envola, donnant aux suiveurs&amp;nbsp; une belle démonstration de sa volonté, de son courage et de sa classe. Dans Miroir Sprint, l’ex grand champion Charles Pelissier écrivait dans son billet : «&lt;em&gt;Par un curieux retour des choses c’est au moment où chacun pensait qu’il ne gagnerait plus jamais le Tour, où ses plus chauds partisans doutaient de lui dans les courses par étapes, que Bobet vient par une conduite de course qui fut à la fois sage et hardie, de prendre une option très sérieuse sur la victoire finale&lt;/em&gt;.»&lt;br /&gt; &amp;nbsp;A Briançon Bobet, précédait&amp;nbsp; le Hollandais Nolten, à plus de 5’, l’Espagnol Lorono à 6’,&amp;nbsp; l’Italien Gino Bartali à plus de 10 minutes. A Briançon, Bobet s’emparait du Tour 53. Il allait remporter encore deux autres Tours de France en 1954 et 55 !&lt;/p&gt;
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<title>L’exploit de Chiappucci dans le Cormet de Roselend</title>
<link>http://flashback.blogs.velomagazine.fr/archive/2007/07/15/l-exploit-de-chiappucci-dans-le-cormet-de-roseland.html</link>
<author>noreply@blogs.velomagazine.fr (flashback)</author>
<pubDate>Sun, 15 Jul 2007 16:05:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;Au départ de l’étape, Saint-Gervais- Sestrières, du Tour 1992 tous les suiveurs crièrent « au fou ». Effectivement, dès les premiers kilomètres l’Italien Claudio Chiappucci (Carrera) qui pédalait comme on boxe, toujours prêt à livrer des coups, jamais prêt à abdiquer, avait provoqué tout son monde en plaçant un démarrage. Jusqu’où espérait aller Chiappucci, alors septième du général à 4’54 du maillot jaune, pas pour longtemps, du Français Pascal Lino ? C’était visiblement suicidaire d’autant que cette terrible étape de montagne offrait au menu, tenez-vous bien, l’ascension du col des Saisies, puis celle du Cormet de Roselend, que les coureurs du Tour 2007 graviront entre le Grand Bornand et Tignes, ensuite celle du col de l’Iseran, le sommet du tour, puis le col du Mont Cenis, avant la grimpée finale vers Sestrières. Une étape meurtrière de 254 km!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt; Mais Chiappucci, ceint du maillot à pois rouges de meilleur grimpeur voulait frapper les esprit, asseoir sa domination sur Miguel Indurain dont il contestait la suprématie en montagne et arriver au pays, en Italie en triomphateur, comme Coppi s’imposa à Sestrières en 1952 au lendemain de sa victoire au sommet de l’Alpe d’Huez. Dans son démarrage provocateur&amp;nbsp; Chiappucci&amp;nbsp; fut suivi par l’Espagnol Ruiz-Cabestany, le Français Claveyrolat et l’Italien Roscioli. C’est dans le Cormet de Roselend qu’il lança définitivement sa fugue en augmentant régulièrement son avance qui atteignit 5’ au pied du Mont Cenis, surprenant les suiveurs&amp;nbsp; par son zèle et son obstination d’autant que l’étape se disputait sous une canicule assassine. Luc Leblanc lâché dans le Cormet de Roseland, Greg leMond épuisé dans l’Iseran, Delgado relégué à 8’, Roche à 10’ : Chiappucci assommait le Tour.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Derrière, dans cette hécatombe,Gianni Bugno et Miguel Indurain unissaient leurs efforts pour réduire l’écart, ce qui provoqua une belle polémique entre Bugno et Chiappucci, mécontent de voir un Italien aider un espagnol ! Puis sur le final, un seul homme allait tenter de lui résister, Miguel Indurain, qui dans la montée de Sestrières s’efforçait de réduire sa perte de temps pour endosser le maillot jaune devançant désormais Chiappucci de 1’42 secondes, vainqueur de l’étape devant le Grand Hôtel, là même où Fausto Coppi s’imposait 40 ans plus tôt. Dans la salle de presse lorsque Claudio Chiappucci fit son entrée, tous les journalistes se levèrent et l’applaudirent comme on salue un roi…de la montagne !&lt;/p&gt;
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<title>Le 14 juillet de Manzanèque dans la Colombière</title>
<link>http://flashback.blogs.velomagazine.fr/archive/2007/07/13/le-14-juillet-de-manzaneque-dans-la-colombiere.html</link>
<author>noreply@blogs.velomagazine.fr (flashback)</author>
<pubDate>Fri, 13 Jul 2007 17:00:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;Le Tour est une fête quotidienne qui atteint son apogée lorsque la montagne coïncide avec le 14 juillet. C’est le cas cette année avec la première grande étape de montagne : Bourg-en-Bresse-Le Grand Bornand qui franchira le col de la Colombière (1618m) avant de plonger vers la station savoyarde. L’histoire du cyclisme fait bien les choses : en 1960 les coureurs du Tour escaladaient pour la première fois le col de la Colombière, un 14 juillet également, lors de l’étape Aix-les-Bains-Thonon. Ce Tour marqué par la terrible chute de Roger Rivière dans le col de Perjuret et remporté par l’Italien Gastone Nencini, célébrait également le centenaire du rattachement de la Savoie à la France.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On attendait donc un Français, mais ce fut un Espagnol, Fernando Manzanèque, qui offrit en gros plan aux premières caméras de l’Eurovision son maillot gris perle aux manches rouge, jaune et rouge. Il avait démarré au sommet du col de Leschaux et plongé à tombeau ouvert dans la descente vers le lac d’Annecy. Il fut bientôt rejoint par le petit Français Louis Bisilliat, originaire d’Ugine, appartenant à l’équipe Est-Sud-Est qu’entraînait Adolphe Deledda, désireux de passer en tête dans son village, -un 14 juillet !-&amp;nbsp; comme le voulait la tradition. Bisilliat s’accrochait bientôt rejoint par son ami et équipier Jan Milesi. Il réussissait à traverser Ugine en tête, salué par toute la population, par sa maman à la fenêtre pour mieux le voir et son père qui avait laissé les troupeaux partir brouter dans les alpages. Son rêve accompli, Bisilliat rentrait dans le rang, et Milesi lâchait prise. Manzanèque poursuivait seul sa longue chevauchée solitaire de 140 km, grimpant le col des Aravis, puis le col de la Colombière (Milési était alors pointé à 8’20, Imerio Massignan, le meilleur grimpeur à 17’50). A Thonon, l’Espagnol aux cheveux frisés, s’imposait avec 12’ 57 d’avance sur le peloton dont le sprint était&amp;nbsp; remporté par Jean Graczyk, (équipe de France) premier Français, mais battu le jour de la fête nationale. A cause de la Colombière !&lt;/p&gt;
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<title>Le 14 juillet de Manzanèque dans la Colombière</title>
<link>http://flashback.blogs.velomagazine.fr/archive/2007/07/13/le-14-juillet-de-manzaneque-dans-la-colombiere1.html</link>
<author>noreply@blogs.velomagazine.fr (flashback)</author>
<pubDate>Fri, 13 Jul 2007 17:00:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;Le Tour est une fête quotidienne qui atteint son apogée lorsque la montagne coïncide avec le 14 juillet. C’est le cas cette année avec la première grande étape de montagne : Bourg-en-Bresse-Le Grand Bornand qui franchira le col de la Colombière (1618m) avant de plonger vers la station savoyarde. L’histoire du cyclisme fait bien les choses : en 1960 les coureurs du Tour escaladaient pour la première fois le col de la Colombière, un 14 juillet également, lors de l’étape Aix-les-Bains-Thonon. Ce Tour marqué par la terrible chute de Roger Rivière dans le col de Perjuret et remporté par l’Italien Gastone Nencini, célébrait également le centenaire du rattachement de la Savoie à la France.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On attendait donc un Français, mais ce fut un Espagnol, Fernando Manzanèque, qui offrit en gros plan aux premières caméras de l’Eurovision son maillot gris perle aux manches rouge, jaune et rouge. Il avait démarré au sommet du col de Leschaux et plongé à tombeau ouvert dans la descente vers le lac d’Annecy. Il fut bientôt rejoint par le petit Français Louis Bisilliat, originaire d’Ugine, appartenant à l’équipe Est-Sud-Est qu’entraînait Adolphe Deledda, désireux de passer en tête dans son village, -un 14 juillet !-&amp;nbsp; comme le voulait la tradition. Bisilliat s’accrochait bientôt rejoint par son ami et équipier Jan Milesi. Il réussissait à traverser Ugine en tête, salué par toute la population, par sa maman à la fenêtre pour mieux le voir et son père qui avait laissé les troupeaux partir brouter dans les alpages. Son rêve accompli, Bisilliat rentrait dans le rang, et Milesi lâchait prise. Manzanèque poursuivait seul sa longue chevauchée solitaire de 140 km, grimpant le col des Aravis, puis le col de la Colombière (Milési était alors pointé à 8’20, Imerio Massignan, le meilleur grimpeur à 17’50). A Thonon, l’Espagnol aux cheveux frisés, s’imposait avec 12’ 57 d’avance sur le peloton dont le sprint était&amp;nbsp; remporté par Jean Graczyk, (équipe de France) premier Français, mais battu le jour de la fête nationale. A cause de la Colombière !&lt;/p&gt;
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